Depuis plusieurs mois, nos organisations dénoncent les choix budgétaires du gouvernement : suppressions
d’emplois et blocage de toute revalorisation salariale. Ces choix ne peuvent que dégrader encore davantage un
service public d’Éducation déjà exsangue.
Dans le premier degré, les 144 suppressions de postes annoncées pour notre académie vont s’accompagner de
l’annonce de très nombreuses fermetures de classes et de nouvelles dégradations des conditions de travail et
d’apprentissage. Les difficultés à assurer le remplacement des personnels absents ne pourront qu’être
amplifiées.
Dans le second degré, les 96 suppressions de postes que subit notre académie produisent les effets annoncés et
redoutés : suppressions de divisions qui entraînent une augmentation des effectifs dans les classes, réduction de
l’offre de formation, difficulté accrue à assurer le remplacement, compléments de service imposés… L’absence
de créations de postes de CPE ou d’AEd ne permettra pas de renforcer les vies scolaires des collèges et lycées
qui sont pourtant asphyxiées par le manque de moyens.
Dans les établissements et les services, la suppression de 8 postes de personnels administratifs n’est pas de
nature à améliorer les conditions de travail des collègues et ne pourra qu’alourdir encore la charge de travail.
Nos organisations syndicales appellent à se mobiliser et à se mettre en grève le mardi 31 mars et à participer aux rassemblements qui seront organisés en Lorraine, pour dénoncer les conditions de préparation de la rentrée,
et exiger :
• l’annulation des suppressions de postes dans l’Éducation nationale ;
• des moyens à la hauteur des besoins pour permettre partout une baisse des effectifs par classe et la
réussite de l’ensemble des élèves ;
• des créations de postes d’enseignant.es, d’AESH, d’AEd, de CPE, de personnels médico-sociaux, de
PsyEN, de personnels administratifs proportionnels aux besoins ;
• l’élargissement dûment budgétisé de la carte de l’éducation prioritaire.
Elles appellent les personnels à rendre visibles les effets du manque de moyens ; à exprimer leurs
revendications par différents moyens (grèves et /ou rassemblements locaux, actions avec les parents d’élèves,
publications sur les réseaux sociaux et la presse…) et à se réunir dans les écoles, les établissements et services
pour débatte et décider des suites de la mobilisation. Un préavis de grève a été déposé jusqu’au 10 avril.
Rassemblements mardi 31 mars :
à Nancy, à 14h, place Stanislas, devant la Préfecture
à Épinal, à 10h30, devant la DSDEN, rue Antoine HURAULT
à Metz, à 14h, devant la DSDEN, rue Wilson
à Verdun à 12h, devant le lycée Margueritte, site Galland
MEURTHE-ET-MOSELLE