Le 20 novembre dernier avait lieu la journée internationale des droits des enfants.

Cependant certaines situations ne sont pas faites pour nous rassurer sur le respect de leurs droits.

Des enfants de 10 ans retenus en garde à vue pendant 9 heures:

Début novembre, suite à  leurs propos tenus lors de l’hommage rendu dans leur classe à Samuel Paty, 4 enfants de 10 ans ont été interpellés et retenus pendant 9 heures au commissariat d’Albertville. A Strasbourg, deux enfants de 12 ans sont visés par une enquête et deux autres de 8 et 9 ans seraient visés par une “évaluation sociale”.

Ces interpellations s’inscrivent pleinement dans les préceptes du Code de Justice Pénale des Mineurs, qui entrerait en vigueur le 31 mars 2021, pour laisser toute la place à toujours plus de contrôle et de répression à l’encontre des enfants (possibilité de condamner un-e mineur-e de moins de 13 ans à des sanctions pénales, dès lors que le ou la juge établit sur des critères subjectifs qu’il ou elle est capable de discernement.).

Par ailleurs, le projet de code de la justice pénale des mineurs qui doit être présenté par une procédure rapide au Parlement début décembre ne met pas fin à de tels procédés et maintient d’ailleurs l’existence de la retenue d’ enfants de moins de treize ans. Plus largement, il délaisse l’éducatif au profit de mesures expéditives et plus coercitives éludant ainsi la dimension spécialisée que cette justice doit avoir à l’égard des enfants.

S’il s’avère que les propos tenus sont choquants, pour la FSU,  ils doivent être désapprouvés et repris dans le cadre d’un travail éducatif et pédagogique.

Le principe d’éducation doit toujours  prévaloir sur celui de la répression, mais, la partie réglementaire du Code de Justice Pénale des Mineurs a été présentée dans les différents comités techniques alors que toutes les organisations syndicales sauf une s’y opposent, et alors même que sa partie législative n’est pas encore validée par le Parlement.

Ce projet transforme en profondeur les missions, les métiers de la PJJ et n’apporte que de fausses réponses aux logiques actuelles qui mènent à toujours plus d’enfermement.

Pour plus d’infos :

http://snpespjj.fsu.fr/COMMUNIQUE-DE-PRESSE-UNITAIRE-FSU-CGT-SOLIDAIRES-FCPE-SM-SAF-SNPES-PJJ-FSU.html?var_mode=calcul&fbclid=IwAR1s-wMvpjMaQdrmIKRzIcGf2Dzr13BCU1HgOEPqcNAJsZCdQ_TDP3x8EYg

Situation des jeunes isolé-es étranger-ères extrêmement préoccupante

Beaucoup trop d’entre eux et elles sont laissé-es à l’abandon. L’Etat suspend sa participation financière lorsque les départements refusent de mettre en place le fichier biométrique.

Parmi eux et elles, un certain nombre sont toujours victimes d’une politique pénale particulièrement discriminatoire. Actuellement, ils et elles peuvent représenter plus de 50% des jeunes incarcérés dans certains lieux d’enfermement, tel au centre jeunes détenus de Fleury Merogis.

Afin de faire connaitre leur droit et de savoir les protéger, la CIMADE a éditer un guide ” protéger les enfants et leur droit”.

https://www.lacimade.org/wp-content/uploads/2020/03/La_Cimade_Petit_Guide_Enfance_2020.pdf